La notion de consentement est plus que jamais un sujet d’actualité…
Mais ici, je ne parle pas de consentement post hashtag#MeToo mais de ce que font les expéditeurs des emails qu’on leur donne.
En tant que responsable Délivrabilité, j’entends souvent: “C’est mon client, il m’a donné son email donc j’ai le droit de le contacter et de lui envoyer des emails promotionnels.”
Mais ce client lui a-t-il donné son consentement ? Est-il d’accord pour qu’il pénètre de façon répétée sa boite de réception ?
Donner son email dans le cadre d’un achat, c’est accepté de recevoir des informations de suivi de mon achat : préparation de ma commande, expédition de mon colis et éventuellement me demander mon avis post achat.
Mais est-il d’accord pour qu’on lui envoie des emails quotidiens pour lui vanter tous les autres produits de ce commerçant ?
En tant que commerçant, je peux comprendre l’envie d’avoir la cible la plus large possible : plus j’envoie plus j’ai des chances que ca transforme…
La méthode Jean-Claude Duss, la quantité plus que la qualité part du principe que plus il y a de contacts plus il y a de chances de conclure.
Petit rappel : en délivrabilité, la quantité ne fait souvent pas bon ménage avec la qualité. Si la réactivité (aka l’engagement des destinataires) est mauvaise, les webmails vous sanctionnent (livraison en spam et blocage).
L’acquisition est un sujet tellement compliqué et fastidieux…
Bien évidemment, quand on capte un nouveau client, il peut être légitime de vouloir lui proposer d’aller plus loin que ce premier rapport en lui offrant une relation plus durable.
Mais il faut savoir le faire avec respect en obtenant son consentement, sinon, on prend le risque d’avoir forcé la main ce qui induit des conséquences : désabonnements et plaintes… sans parler de l’impact sur l’image de l’entreprise et sa réputation.
Alors, avant d’inclure cette nouvelle adresse dans la base, il est sans doute préférable d’obtenir son adhésion et son consentement.
Par exemple, on peut lui envoyer un email de bienvenue pour l’inciter à s’inscrire à la newsletter ou a minima lui dire qu’on va le faire et qu’il a le droit de refuser… et qu’il a aussi le droit de changer d’avis plus tard.
Une des bonnes pratiques aussi c’est d’être claire sur la fréquence et le contenu… Je peux accepter de recevoir un email promotionnel par mois et non pas un par semaine, être intéressé par certaines gammes de produits et pas d ‘autres.
Connaitre son client, c’est savoir quelles sont ses limites et ses envies… et les respecter !
Et quoi de mieux que de le lui demander pour commencer.
Les relations les plus durables sont celles qui se font dans le respect de chacun et où rien n’est jamais considéré comme acquis.
Savoir se renouveler, être à l’écoute et comprendre que parfois l’éloignement est nécessaire pour espérer avoir des retrouvailles intenses.
Posted inBonnes pratiques & RGPD
Donner son email n’est pas un consentement !


